Communiqué de presse de la part du comité d'initiative en faveur d'un salaire minimum légal valaisan : Vivre dignement de son travail !

Le comité d’initiative en faveur d’un salaire cantonal minimum légal a présenté ce jour publiquement l’objet soumis au vote le 29 novembre. De nombreux arguments plaident en faveur de l’instauration en Valais d’un salaire minimum légal. Parmi ceux-ci les avantages suivants ont été particulièrement mis en avant : pouvoir vivre dignement de son travail, une amélioration du pouvoir d’achat pour les salarié.e.s les moins bien rémunérés du canton, un pas en avant vers l’égalité homme/femme sur le marché du travail, une diminution des dépenses publiques et un soutien à l’économie locale. C’est pourquoi le comité invite la population valaisanne à soutenir, dans les urnes, cet objet parfaitement adapté aux réalités valaisannes.

Oui pour la dignité et le pouvoir d’achat !
« le salaire doit protéger de la précarité, par l’y enfermer ! » Actuellement en Valais, environ 15'000 salarié.e.s travaillent à 100% et ne peuvent pas vivre de leur salaire et ce dans de nombreux secteurs de notre économie, comme la vente, l’hôtellerie-restauration, la blanchisseries, la coiffure, etc. Pour surnager financièrement, ces salarié.e.s sont contraints de traquer les promotions, de renoncer à des activités pour leurs enfants, à se passer de soins pourtant nécessaires, etc. Ils vivent avec la crainte permanente d'une dépense supplémentaire qui pourrait complètement déstabiliser l’équilibre de leur ménage. Avec un salaire minimum à 22 frs de l’heure, ces salarié.e.s connaitraient une amélioration de leur pouvoir d’achat, pourraient retrouver leur dignité et faire face à leurs obligations financières avec moins de difficultés et de stress.

Oui à un pas en avant pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes !
Le salaire minimum joue un rôle crucial dans la réduction des inégalités de genre, car le 2/3 des salarié.e.s qui ont un salaire trop bas pour en vivre sont des femmes. Même si le salaire minimum ne résout pas à lui seul tous les problèmes, il constitue un socle solide sur lequel construire un monde du travail plus équitable. Il est également un instrument indispensable de justice sociale pour les travailleuses les plus vulnérables.

Oui pour soutenir l’économie locale et diminuer les dépenses publiques !
L’augmentation de la rémunération des salarié.e.s les plus précaires du canton par l’instauration d’un salaire minimum légal entraîne des conséquences positives immédiates et tangibles pour l’économie locale car chaque franc supplémentaire est dépensé pour des biens de consommation courante.

Par ailleurs, en assurant à l’ensemble des salarié.e.s du canton, un salaire leur permettant de vivre, cela aurait des conséquences bénéfiques sur les dépenses publiques par une diminution des aides sociales. Ce salaire minimum conduirait également à responsabiliser les employeurs du canton qui ont encore des pratiques salariales indignes et permettrait en outre de lutter contre le dumping salarial.

Oui à une initiative taillée sur mesure pour la réalité économique valaisanne !
En excluant les stages, les apprenti.e.s, les rapports de travail dans un contexte d’intégration, et en permettant un salaire de 18 frs de l’heure dans l’agriculture, cette initiative est parfaitement formatée pour répondre aux spécificités du tissu économique du Valais.

C’est pourquoi, le comité d’initiative, en s’appuyant également sur les résultats positifs constatés dans les autres cantons où il est déjà en vigueur, invite la population à soutenir massivement cet objet dans les urnes le 29 novembre.

Pour plus d’informations :
- Blaise Carron, secrétaire régional d’Unia Valais, député, 079 668 64 57
- Francine Zufferey, présidente de l’Union syndicale valaisanne (USVs), 079 540 60 18 
- Emmanuel Amoos, conseiller national, parti socialiste, 078 607 72 32
- Léonard Dorsaz, député, les Vert.e. s Valais, 079 832 89 38
- Jacqueline Lanvanchy, POPValais-Wallis, 079 673 13 22
- Sylvain Morand, Entremont Autrement, 076 480 61 20

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