Les salarié-e-s de Tamoil annoncent une interruption d’activité et lancent un appel de soutien à la population.

Devant l’intransigeance de Tamoil qui condamne la raffinerie à l’arrêt et plus de 230 salariés à Collombey au licenciement, le personnel rentre en résistance active. Comme première action, les salarié-e-s ont décidé de suspendre leur activité pour se réunir devant le site le mercredi 4 février entre 13h et 15h. Durant ce laps de temps, les employé-e-s invitent la population à venir les rejoindre sur place pour leur exprimer leur soutien et leur solidarité.

Pour démontrer leur détermination à obtenir des compensations à la hauteur des dégâts irrémédiables causés par la décision de Tamoil de fermer la raffinerie, les salarié-e-s réuni-e-s cet après-midi en assemblée générale ont décidé « d’interrompre leurs activités » (selon l’euphémisme utilisé par Tamoil pour décrire la fermeture de la raffinerie) le mercredi 4 janvier entre 13h et 15h.

 

Tout en assurant la sécurité des installations, le personnel de Tamoil qui sera réuni devant le site durant l’après-midi du 4, invite leurs familles, leurs amis, et toute la population à venir sur place exprimer leur soutien. Tous les signes tangibles de solidarité comme des gâteaux, des dessins d’enfants, ou autres gestes seront bien sûr les bienvenus.

 

Cette première action concrète, cantonnée à la raffinerie proprement dite, avant le début des négociations du plan social, doit faire prendre conscience à Tamoil que les salarié-e-s directement concerné-e-s ne lâcheront rien durant cette négociation qui s’annonce âpre et qu’ils sont déterminé-e-s à entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir des compensations en regard des dommages qu’ils subiront par la perte de leur emploi.

 

Il est à souligner que le personnel de Tamoil Genève, où en conséquence de l’arrêt de la raffinerie, 25 emplois seront sans doute aussi supprimés selon le plan de Tamoil, s’associe à cette première action puisque leurs représentants ont intégré la délégation des employés mis sur pied dans le cadre des négociations de cette procédure de licenciement collectif et du plan social.

 

Renseignements : 

Blaise Carron, Unia Monthey, 079 668 64 57

Patrik Chabbey, SCIV, 079 460 50 29